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25.09.2006
Etat d’âme 3
Parfois : Je n’accueille pas l’autre avec joie. Une humeur maussade m’envahit quand la nouvelle d’une visite inopinée m’est annoncée. Mes sourcils se froncent. Des yeux lourds de fatigue se font alors plus présents. Etre souriant et sympathique est un effort. Un enfant capricieux impose sa loi en moi. Le moindre effort me paraît futile et contraignant.
Pourquoi ?
Vais-je ma vie durant, à intervalles réguliers, subir cette loi de ma personnalité ?
Est-ce simplement un peu de fatigue… ?
Peut-être, mais elle n’est qu’un révélateur de qui je suis. J’ai vis-à-vis de la nouveauté un a priori négatif.
J’aime le connu, le côté confortable de la passivité, la douceur de l’immobilité, la musique des habitudes, la saveur de ce que j’ai, l’indifférence de ce que je n’ai pas.
Mais est-ce que j’aime ce que je suis ?
Je n’aime pas cet enfant hargneux ou craintif qui prend quelques fois possession de moi. L’adulte raisonné que je suis le reste du temps est souriant, bienveillant, il n’a peur ni de l’autre et de ses pensées, ni de l’avenir et de ses incertitudes.
Ceci ne dit pas lequel de l’enfant ou de l’adulte en moi ne recherche pas le contact des autres.
Se forcer à sourire, est-ce sourire vraiment ?
Suis-je un être humain trop gâté ?
14:27 Publié dans Etats d'âme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ecriture, états d'âme, journal intime




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