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17.10.2006

Etat d'âme 4

Flou. Absence de plan. Manque d’intentions. Contentement. Pourquoi les certitudes me fuient-elles ? Je flotte dans l’existence. Sans heurts. Sans violence. Sans dangers. Sans même une plainte. J’attends que la vie me secoue. Flotter me convient. Je profite d’une vie que personne ne choisit. Sans honte. Sans remords. Sans regrets. Avec douceur. Où est le difficile ? Je l’évite. Satisfait du facile. Qu’est ce que le mérite ? Ca ne rime à rien. De quel droit suis-je heureux ? Pourquoi moi ? La nature est une énorme difformité mais, étant plongé en elle, personne ne voit ce constat. Et la seconde tombe. Et le temps, machine parfaite, tient le monde dans sa main. Et moi, j’ai compris mon malheur : mon bonheur. Mais déjà, c’est oublié, la minute a filé. La course renaît vers une ligne d’arrivée fantasmée. Où est l’Amour ? Il n’est pas dans mon membre dressé. Il n’est pas dans l’image, l’idée. Il est dans la réalité. Celle qu’on voit quand on ne ferme pas les yeux. Celle qui est au delà de l’émotion. Celle où le cynisme l’emporte invariablement. Je suis un cynique sans révoltes. A cette heure. Dans cette minute. Qui déjà a filé. Nouveauté.  

Commentaires

Ce texte me touche beaucoup; il me parle de moi en fait. Je pourrais presque écrire la même chose, sauf que je n'ai pas le même talent, et bien qu'il y ait une génération (à vue de nez) entre nous (en dehors du membre dressé... ok!). Vivre loin de l'agitation, sans amour, sans travail, et pourtant heureuse... j'aime beaucoup cette phrase " j'ai compris mon malheur : mon bonheur"

Ecrit par : Bibiscocote | 20.10.2006

Heureux de voir la sincérité de mes mots rencontrer tes yeux.

Ecrit par : cedric | 20.10.2006

"Celle qu’on voit quand on ne ferme pas les yeux." ! il fallait y songer...très beau.

Ecrit par : wictoria | 04.11.2006

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