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25.10.2006
Page blanche, écran vide et autres miroirs
Page vide, écran blanc :
Miroirs de notre vacuité
Ou ‘quand notre insignifiance nous est révélée’.
Peur du vide de la page blanche :
Ou ‘quand l’homme craint de voir ce qu’il est’.
Boulimie d’écriture d’un auteur mégalomaniaque :
Ou ‘quand un homme se construit une dentelle de vide qu’il est le seul à contempler’
Textes sacrés : miroirs de notre anxiété à la mort face
Textes publicités : signes de notre respect à la mode face
Textes textos : reflets de notre soumission à nos affects face
Et des mots, parfois, font sens, ceux qui nous disent : ‘nous ne sommes rien’.
Et des phrases, parfois, ont un sens, celles qui tel nos yeux observent.
Sans autre ambition que de montrer le vide de la page même pleine d’encre, le vide de l’écran même plein des vingt-six lettres.
Et les yeux passent, et les yeux filent, et les yeux oublient qu’ils ont filé.
Et les mots passent, les mêmes ou pas, qui accompagnent une pensée, ou pas.
Ici ou là.
Un page devrait rester blanche, pure, immaculée.
Un écran devrait rester vide, pur, non souillé.
Mais les hommes veulent se remplir et montrer au monde qu’ils sont pleins.
Pleins de l’ignorance de leurs connaissances.
Pleins de leurs minables suffisances.
Et ils parlent pour ne pleurer pas.
Et ils pleurent pour ne montrer pas.
Et ils montrent pour n’écrire pas.
Et ils écrivent pour ne parler pas.
Mais l’Homme serait-il encore l’Homme sans tout cela ?
(thème de la semaine sur ce site)
15:48 Publié dans Exercices d'écriture | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ecriture, impromptus, page blanche




Commentaires
j'aime beaucoup - creusée la page blanche
Ecrit par : brigetoun | 05.11.2006
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