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31.10.2006
Les plages d'automne
Plage musicale, douce mélodie du temps,
Quand, parfois, je pensais à toi.
Et le jour se lève sur ma vie finie.
L’automne gagne du terrain, bientôt la fin.
Des chevaux sur du sable fin,
Du galop entre les gouttes,
Du mystère parce que vivant,
J’aurai vécu comme on court.
Et si la Terre efface ma présence
Et si je rends mes atomes au vent
Et si je danse comme danse la mort
Alors il n’y aura plus de questions à poser.
Mes doigts en cactus, mes pieds en caillou
Mon cerveau en souris, mon crâne en fruit
Qu’on me disperse, qu’on me ventile : partout !
Je n’étais rien, j’ai été un peu, l’obscurité m’ira au yeux.
Je n’ai plus peur, j’ai tellement craint.
J’ai mal au cœur mais suis serein.
Je ne veux plus penser, je l’ai trop fait.
Perdu mon temps à en parler.
Dites à ceux qui suivent qu’ils cessent de cogiter
Mais vous aurez beau leur dire, vous verrez :
Comme on m’a parlé, je n’ai pas écouté.
Alors laissez les se disputer, s’autodétruire.
Je suis trop vieux pour n’être pas cynique.
N’écoutez pas un vieillard qui pique.
Laissez le crever en paix, profiter de ces instants
Où enfin la vérité lui est révélée.
15:10 Publié dans Nouvelles | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Poésie, plages d'automne, impromptus
25.10.2006
Page blanche, écran vide et autres miroirs
Page vide, écran blanc :
Miroirs de notre vacuité
Ou ‘quand notre insignifiance nous est révélée’.
Peur du vide de la page blanche :
Ou ‘quand l’homme craint de voir ce qu’il est’.
Boulimie d’écriture d’un auteur mégalomaniaque :
Ou ‘quand un homme se construit une dentelle de vide qu’il est le seul à contempler’
Textes sacrés : miroirs de notre anxiété à la mort face
Textes publicités : signes de notre respect à la mode face
Textes textos : reflets de notre soumission à nos affects face
Et des mots, parfois, font sens, ceux qui nous disent : ‘nous ne sommes rien’.
Et des phrases, parfois, ont un sens, celles qui tel nos yeux observent.
Sans autre ambition que de montrer le vide de la page même pleine d’encre, le vide de l’écran même plein des vingt-six lettres.
Et les yeux passent, et les yeux filent, et les yeux oublient qu’ils ont filé.
Et les mots passent, les mêmes ou pas, qui accompagnent une pensée, ou pas.
Ici ou là.
Un page devrait rester blanche, pure, immaculée.
Un écran devrait rester vide, pur, non souillé.
Mais les hommes veulent se remplir et montrer au monde qu’ils sont pleins.
Pleins de l’ignorance de leurs connaissances.
Pleins de leurs minables suffisances.
Et ils parlent pour ne pleurer pas.
Et ils pleurent pour ne montrer pas.
Et ils montrent pour n’écrire pas.
Et ils écrivent pour ne parler pas.
Mais l’Homme serait-il encore l’Homme sans tout cela ?
(thème de la semaine sur ce site)
15:48 Publié dans Exercices d'écriture | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ecriture, impromptus, page blanche
19.10.2006
Quelques notes d'Erik Satie
- Y’en a combien des notes ?
- Ben, y’en a huit ! on parle d’ailleurs d’ « octave » !
- Mais non y’en a pas huit, y’en a que sept la preuve : Do Ré Mi Fa Sol…La et Si ! Ca en fait sept !
- Ouais mais tu oublies le Ut !
- Non t’es vraiment à côté de la plaque, le Ut c’est l’ancien nom du Do !
- Le Ut c’est l’ancien nom du Do ? Et pourquoi ils auraient changé son nom au Ut ?
- Ben j’en sais rien moi, c’est peut-être parce qu’y a pas de prénom féminin qui commence par Ut.
- Ha ouais, c’est vrai j’ai entendu cette histoire comme quoi les notes ça venait des premières lettres des conquêtes féminines de Mozart ! Y’a eu Régine puis Michèle puis Fabienne…après c’était Solange, Laurence et pour finir Sidonie….
- Ouais ben il aura peut-être voulu rendre hommage à une certaine Dominique en remplaçant le Ut par Do.
- D’accord mais d’où il vient le Ut ?
- Peut-être de Utrecht la ville où serait né l’inventeur du concept des notes !?
- En tout cas y’en a huit des notes c’est sûr !
- Moi j’te dis qu’y en a sept !
- Tiens, ça va les gars, Marcel tu me sers une bière ?
- Salut Roger, tu sais combien y’en a des notes de musique toi ?
- Ouais, y’en a douze, j’ai lu ça dans un magazine récemment, dans une interview de Henri Salvador, le chanteur, à un moment il parlait de la musique et il a dit : « c’est fou, il y a que douze notes, on pourrait penser que tout a déjà été composé, et pourtant non ! ».
- Il a 89 ans Henri Salvador, il doit débloquer grave, d’où il les sort ces douze notes ?
- C’est peut-être le secret de sa longévité, il possède des notes que personne d’autre n’a ?
- Peut-être bien….tu nous en ressers une Marcel ?
- Y’a pas à dire moi, j’adore la musique classique quelque soit le nombre de notes !
- Ouais moi aussi, mon compositeur préféré c’est Erik Satie !
- Ha ouais je connais aussi, c’est excellent, surtout son travail pour le Grand Bleu, cette musique dans les profondeurs de la mer…ça fait presque pensé à des cris de baleines.
- Ouais, c’est lui. Et toi Roger ? c’est qui ton préféré ?
- Moi, c’est Mozart, le grand Mozart ! Tu sais qu’y paraît qu’il a composé la majeure partie de son œuvre en étant aveugle et sourd ! c’est énorme quand tu penses !
- Ouais, mais avec combien de notes ?
( thème de la semaine sur ce site )
12:10 Publié dans Nouvelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ecriture, nouvelles, erik satie, impromptus
17.10.2006
Etat d'âme 4
Flou. Absence de plan. Manque d’intentions. Contentement. Pourquoi les certitudes me fuient-elles ? Je flotte dans l’existence. Sans heurts. Sans violence. Sans dangers. Sans même une plainte. J’attends que la vie me secoue. Flotter me convient. Je profite d’une vie que personne ne choisit. Sans honte. Sans remords. Sans regrets. Avec douceur. Où est le difficile ? Je l’évite. Satisfait du facile. Qu’est ce que le mérite ? Ca ne rime à rien. De quel droit suis-je heureux ? Pourquoi moi ? La nature est une énorme difformité mais, étant plongé en elle, personne ne voit ce constat. Et la seconde tombe. Et le temps, machine parfaite, tient le monde dans sa main. Et moi, j’ai compris mon malheur : mon bonheur. Mais déjà, c’est oublié, la minute a filé. La course renaît vers une ligne d’arrivée fantasmée. Où est l’Amour ? Il n’est pas dans mon membre dressé. Il n’est pas dans l’image, l’idée. Il est dans la réalité. Celle qu’on voit quand on ne ferme pas les yeux. Celle qui est au delà de l’émotion. Celle où le cynisme l’emporte invariablement. Je suis un cynique sans révoltes. A cette heure. Dans cette minute. Qui déjà a filé. Nouveauté.
15:55 Publié dans Etats d'âme | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : ecriture, etats d'âme
14.10.2006
Rien
Rien n'existe en dehors de l'illusion qu'a chacun d'exister.
10:40 Publié dans Mon monde | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : ecriture, aphorismes
11.10.2006
Elle regardait les flammes
« Elle regardait les flammes détruire les vestiges de son passé. »
Voilà ce qui est inscrit au dos de la photo que je tiens de la main gauche, écrivant ces lignes de l’autre. On y voit une femme digne au regard sévère en face d’un brasier Ilbuo. La photo date de près de soixante-dix ans et la femme qu’on y voit est Ukia LIBI, ma grand-mère.
Si tu lis ces mots, mon petit-fils, c’est que je ne suis plus de ce monde. Et avant de continuer, il me faut t’avertir que cette lettre est précieuse, la plus précieuse que tu n’auras jamais entre les mains, il est impératif que toute ta vie, tu en prennes soin, jusqu’à ce que, comme moi, tu en écrives une à ton tour à ton petit-fils ou à ta petite-fille.
Je suis Uhio LIBI, ton grand-père paternel, j’écris cette lettre en ce 13 avril 2284 alors que tu viens de naître.
Laisse-moi te raconter ce qu’à l’école tu n’as jamais appris, laisse-moi te raconter ce qui s’est réellement passé.
On a dû t’enseigner que la destruction des neuf dixièmes de la planète fut causée par des pluies de météorites s’étalant sur tout le 21éme siècle et on a dû te dire que tu ne pourras bientôt plus regarder le soleil sans protection oculaire car les dernières traces de l’hiver météorique qui suivit et qui dura plus d’un siècle auront dans quelque temps disparues.
Ceci n’est pas la vérité. Cette lettre est destinée à te la révéler : Ce sont les Hommes qui ont tout détruit, c’est un hiver nucléaire qui a obscurci le ciel.
Pour que tu comprennes, il faut que je t’explique que presque tous les êtres humains possédaient ce qu’on appelait à l’époque : une religion. C’était un ensemble de pensées et d’histoires regroupées dans un livre soi-disant inspiré par une transcendance nommée Dieu mais en réalité écrit par des humains en mal de pouvoir et de domination. Des dizaines de religions s’offraient au choix des Hommes mais dans la majorité des cas, l’enfant baignait dès sa naissance dans la religion de ses parents et était peu à peu conditionné à croire aux histoires, aux préceptes, aux droits, aux devoirs, aux interdits et aux récompenses dictées par sa religion. De tout temps elles se sont combattues, dans un désir fou de convertir le plus grand nombre et de régner partout sur la Terre.
Mais le 12 décembre 2015 un tournant irrémédiable eut lieu quand une première bombe atomique explosa en plein océan atlantique à quelques centaines de kilomètres de sa cible : l’Europe. Prémices de ce qu’on appellera les GTR ( Guerres Technologiques de Religion ) et qui dureront deux siècles. La Terre comptait au début de la guerre plus de six milliards et demi d’humains, et au fil des décennies de courses à l’armement pour se défendre, puis pour attaquer car « la meilleure défense c’est l’attaque » comme l’avait dit un chef religieux, les humains sont devenus fous. Les nations passèrent rapidement au second plan. Des centaines de millions d’humains migrèrent vers d’autres pays, d’autres continents, rejoindre leurs coreligionnaires tout au long d’un vingt et unième siècle qui ne comptait plus les morts, les attaques, les combats, les bombes atomiques.
On ne recensait au début du vingt-deuxième siècle plus que trois grandes religions se partageant la surface du globe : les Malsi, les Esiom et les Tsirhc. Quelques poches de résistance d’autres sectes ou fois, presque rayées de la carte, vivotaient ça et là, mais aucune ne devait survivre bien longtemps. Seul les Sehta, un groupe de quelques millions d’humains seulement, se considérant comme neutres, se rassemblèrent sur une île isolée et presque intacte : l’Austral-île. C’est là que tu vis, toi, descendant de Sehta.
A partir de 2115, la guerre était totale et les différents belligérants se mirent d’accord pour bannir à jamais la conversion, celui qui naissait Malsi mourrait Malsi, de même pour les autres religions et sectes. La Terre était devenu un unique et gigantesque champ de bataille. Ajouté aux catastrophes environnementales : tsunami, ouragans, inondations, glissements de terrains, sécheresses, la survie sur Terre était une lutte de chaque instant pour les Hommes de l’époque.
Ma grand-mère a migré en 2200 lors de la Grande Migration 32, la dernière poche de Sehta d’Europe étant menacée par les derniers Ohtac. Le schisme de 2054 ayant divisé les Tsirhc en Setorp, Ohtac et Ohtro ; bien qu’issus du même livre, ils se faisaient eux aussi une guerre totale.
Il est important que tu comprennes qu’il n’y a que la science qui soit un avenir pour l’humanité, c’est pourquoi on ne t’a enseigner qu’elle et qu’on cache à toutes les générations futures la vérité sur la destruction du monde.
La fin de la guerre fut proclamée en 2214 quand les quelques centaines de milliers d’Hommes restants ont abandonné leur religion et rejoint le peuple Sehta. Un recensement révéla alors que des 6.5 milliards du début, il restait 85 millions d’êtres humains tous rassemblés sur l’Austral-île. Dès 2215, il fut décidé que toute religion serait à jamais bannie, qu’une nouvelle société serait bâtie, qu’il serait fait table rase du passé. C’est dans cet optique que furent construits les fours Ilbuo, chaque individu se devait d’y brûler tout objet héritage d’un passé sous quelque forme que ce soit : photos, bandes vidéo, cd, papiers, dvd, disques durs, clés USB, cartes mémoire diverses et variées.
La photo que je tiens en main fut prise à cette époque, elle montre ma grand-mère face « aux vestiges de son passé » comme l’a écrit mon grand-père. Lui qui prit cette photo quasi clandestinement pour garder une trace, pour la transmettre accompagnée d’une lettre, à son petit-fils après sa mort. C’est à mon tour de passer le flambeau pour qu’un témoignage subsiste. Il me faut détruire à présent la photo et la lettre qui m’ont été transmises ce qu’il te faudra faire également quand tu écriras à ton petit-fils ou à ta petite-fille, la véritable histoire du désastre.
Voilà, les flammes ont agi, il ne reste plus que cette lettre, prends-en soin.
Uhio LIBI
13 avril 2284
( thème de la semaine de ce site )
12:59 Publié dans Nouvelles | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ecriture, nouvelles, anticipation, religions
07.10.2006
La nuit et le matin
Au matin, le verre était vide.
L’air avait remplacé le liquide.
La nuit avait été bleue.
La matin était rose.
Ivre, aventureux,
Il avait quitté la prose.
Tout à coup, il renonça à la verticalité. Annonça aux oiseaux venus l’écouter qu’il s’était libéré. Horizontalité de la prose mêlée à la poésie de la mélodie des mots de son âme. Oser s’envoler, s’aventurer là où personne n’avait pensé se rendre. Se rendre. Rendre les armes de la rationalité. Se laisser transpercer par les lances des anges de l’automne. Lancer de l’espace aérer … déconstruire. Pour reprendre une prose léchée. La douceur du calme ciel parfumait la tranquillité de son trouble. Il tendit la main aux nuages. Pour rien. Il baignait
Malgré lui, dans un cadre.
Pouvait-il se déconditionner ?
Refuser sa condition de ladre.
Le tourbillon avait cessé.
Ses sens au fil de la journée
Captaient les stimuli
Comme hier après-midi.
La nuit et le matin allait
Se donner la main
Pour s’enfoncer dans l’oubli
Rejoindre le noir infini
Il retrouvait ses sensations d’homme sain,
Allait oublier sa nuit et son matin au paradis.
Mais comme un vautour reste un vautour, lui restait dans ses os un poète, celui qui refuse de plier, un esthète. Alors le soir venu, il remplit son verre et bu !
Et tenta, encore, de s’envoler !
Consigne 31 de ce site.
11:05 Publié dans Nouvelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ecriture, nouvelle, poésie, exercice d'ecriture
03.10.2006
Les messages du répondeur téléphonique
BIIIIP
« Je ne suis pas là pour l’instant, ne laissez pas de messages si vous n’avez rien à dire d’intéressant. »
- Heu…salut Amélie…c’est Didier….je sais pas si c’est intéressant mais….mais voilà…je…je t’aime encore. Ca t’intéresse ?
« Je ne suis toujours pas là pour l’instant, non Didier, ça m’intéresse pas, si d’autres ont quelque chose d’intéressant à dire, laissez un message. »
- Salut ma puce, c’est ton père, quand est-ce que tu te décideras à acheter un téléphone portable ? Je t’appelle pour t’annoncer une mauvaise nouvelle, je l’annonce sur ton répondeur car c’est impossible de te joindre. Ton chien Fifi est mort hier soir, on va l’enterrer dans le cimetière de chien qui est pas loin de chez nous. Depuis que tu es partie de la maison, il n’a jamais plus été le même, c’était ton chien après tout…tout ! Désolé, tu connais ton vieux père, toujours une bonne blague même quand il t’annonce une mauvaise nouvelle. Tu te souviens quand tu es revenue de l’hôpital avec la jambe dans le plâtre, tu devais avoir quinze ans, je t’avais dit que…..je t’avais dit quoi encore ?…merde, je me rappelle plus…enfin, c’était un truc drôle quoi ! allez je te laisse.
« Je ne suis pas là parce que je fais ce que je veux mais laissez un message si vous avez envie de parler à une machine. Papa, ça me fait de la peine la mort de Fifi mais ça devait bien arriver un jour, il se faisait vieux. Quant à ce que tu m’avais dit à me retour de clinique avec une jambe dans le plâtre, je m’en souviens très bien moi, c’était : ‘ Tiens voilà enfin quelque chose qui te va ’. Moi qui voulais me lancer dans la mode, j’avais pas trouvé ça drôle du tout ! J’ai été longue, parlez après le BIP »
- Heu…salut Amélie…c’est encore Didier, je te rappelle parce que tu m’as toujours pas répondu à propos de…enfin…tu sais quoi…j’ose pas trop le dire parce que j’aimerai pas que tu en parles sur ton répondeur comme tu parles à ton père dans le message dans lequel tu dis de parler après le Bip. Désolé pour ton chien.
« Si je me suis retirée en rase campagne c’est pour pas être dérangée, mais si c’est vraiment urgent laissez un message. Papa, j’ai été triste pour le chien, mais pas autant que la fois où tu m’as dit que le plâtre m’allait bien. Didier, y’a tellement peu de monde qui appelle ce numéro que je dis ce que je veux dans mon message d’ouverture, alors pour être clair : je t’aime plus et je m’en fous que tu m’aimes encore ! »
- Heu….c’est Didier…heu…ben, c’était pour dire que j’ai compris…et pour demander que tu vires mon nom de ton message introductif de ton répondeur. Merci…adieu…
- Ma fille, c’est ton père, laisse lui une chance à ce Didier…c’est un gentil garçon. Et puis merci de m’avoir rappelé ma bonne blague, je me souviens que tu voulais devenir styliste. Heureusement que t’as abandonné cette voie, hein ? Ton plus beau défilé dans le salon c’était pas quand tu essayais tes créations, c’est quand tu étais venu prendre ton petit déjeuner en pyjama avec ta jambe dans le plâtre. T’as de la chance d’avoir un père drôle comme le tien hein ! ?
« Je suis peut-être là mais j’ai pas envie de répondre, c’est toujours des pertes de temps. Bon papa, t’as pas à t’occuper de ma vie sentimentale. Si y’a une urgence laissez un message, le plus court possible, j’ai mes animaux à soigner, mon potager à cultiver et mes bouquins à lire ! »
BIIIIP
11:50 Publié dans Nouvelles | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Ecriture, nouvelles, répondeur



