23.02.2007
Jardin d'hiver
Paume sur la vitre, sensation de froid. Contemplatif par désœuvrement, mes yeux se perdent puis se mouillent, puis se perdent.
Mon cœur est peint d’une couleur qui n’existe pas. Aucun mot pour la décrire, personne, jamais, ne pourra la voir.
Front sur la vitre, sensation de froid. Paupières clauses, je ne vois pas mon souffle qui embue ce verre qui redevient sable, plus rien n’est solide, j’ai besoin de m’asseoir.
Tombant toujours, pourtant assis, j’ouvre les yeux sur ma douleur.
La maison depuis hier est trop grande. Ton jardin d’hiver se sent seul ; le vert, le blanc, le rouge, le jaune, le bleu, tous te réclament, je les entends chuchoter, ils savent la vérité, ils ont entendu les policiers dire : « Votre femme est décédée, désolé. »
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10:25 Publié dans Nouvelles | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Ecriture, textes courts et nouvelles, jardin d'hiver, impromptus



Commentaires
Les textes se croisent, s'entrecroisent et s'interpellent. Le tien me ramène vers celui d'Eluard, un de mes préférés: "Le front aux vitres" in [L'amour La poésie].
Ecrit par : ¤Lou¤ | 28.03.2007
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