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29.01.2008
Avant - Après
Une pluie d’adrénaline inonde mon corps. Faisant s’accélérer mon cœur, faisant moite ma peau. J’ignore ce que j’ignore mais je me sens vivant. Bientôt il me faudra agir. Pour l’heure le rythme pulmonaire s’accélère, besoin de cet air. Doucement je reprends possession de mon être physique, celui qui vibre de ce qu’il voit, hume, entend. J’approche mes doigts de cette autre peau.
(…)
Une rivière de quiétude entoure mon être. Faisant sourire mes lèvres, faisant doux mon visage. Je sais maintenant ce que j’ignorais. Il n’est plus l’heure d’agir, seulement de te sentir, douce, belle, proche, saine. Tes yeux devenus les miens voient l’éternité.
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02.01.2008
Décidément vivant
Décidément vivant. Je suis décidément vivant. Bizarre approche de l’existence : s’étonner. Qu’est-ce que c’est que cette sensation ? Ne pas enfouir cette question dans le coin le plus reculé de sa tête pour ne jamais plus se la poser. Y revenir régulièrement comme on réapprécie régulièrement le goût d’un mets exquis qu’on remet en bouche. N’être jamais blasé du corps que l’on a, du fait même d’avoir un corps. Prendre conscience de sa respiration pour ralentir l’écoulement du temps, pour vivre en cette seconde éternellement. Tout est neuf, même la même table en bois, même le même lit, même moi. Sans la vie pas de malheur mais pas non plus de bonheur, quand il n’y aura plus la vie, ça sera plus simple mais aussi complètement vide, alors comme j’y suis autant expérimenter ces quelques années de plein, d’absence de vide sur cette Terre, du fait même d’exister.
Exister. Alors tout est parfait, tout est complet. Exister. Sans regarder autour mais au dedans et au dehors. Loin. Vision parfaitement nette. Sans défaut. Quand il n’y a pas de comparaison, de calcul, de jugement, alors on voit les choses à leurs places. Ma place est dans mon corps. Pas dans ma tête.
Sourire : le luxe de ceux qui voient net.
S’énerver, c’est être aveugle.
Cheminer comme un papillon : en harmonie.
S’exprimer ses émotions, se dire ses sensations, se vivre pleinement.
Je ne sais pas prendre, je ne sais que recevoir, sans même demander que l’on me donne. Ainsi toute chose qui arrive est délicieuse.
22:40 Publié dans Mon monde | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Ecriture



