22.05.2008

Pantins

La dame de pique entaille mon cœur
Le sourire doux daigne ma voix
Simplicité acceptée, réalité.

J’ai mal au cadavre.

Partout une perpétuité.

Le trouble se trouve particulier.

Arrière.

Magnifique acquisition, le soleil se meurt. Retrouver parmi nous l’espoir.
Désabusé par le manque de motivation. Fierté. Manœuvre. Pathétiques pantins.

07.05.2008

Je flotte

Je pense en chapitres. Ils se succèdent mais proviennent tous de livres différents. J’ai le cerveau qui puzzle des mots et des images. Récits illogiques ou surréalistes ou fleurs ou massepain ou mépris ou mer étale.

J’essaie de m’y retrouver mais tout s’enchaîne, rien ne se combine : pauvreté à sexualité, famine à écriture, fruits à canyons, injustice à humour…patchwork qui se tisse dans l’infini des réalités.

Des chats dans le jardin chassent les taupes. Discours par milliards : en mots, en voix, en silences. A force de multiplier les connexions, mes neurones créent des chemins inexplorés, insoupçonnés. Labyrinthes infinis d’une présence au monde ordinaire.

Tenter de percevoir des rimes, des mélodies jumelles, une même couleur, un sourire identique, mais rien ne s’accorde ni ne se réduit. Un résumé ou une synthèse ou une classification est mensonge, réalité trahie, déni de la profusion.

Je flotte sur les eaux fluctuantes du produit de mes hémisphères. Détails des détails des détails des souvenirs passés et présents. Empathies et distances. Douleurs versus bonheurs. Une rose orange. Et un peu de chocolat. Puis l’image d’une brûlure.

Je longe les rives de sang des flûtes à champagne. 
Je songe fortement à m'installer à la campagne.