22.04.2008
Cedric
Les doigts sur les touches, l’index gauche sur le r.
Les fesses sur une chaise, les pieds au sol, l’air songeur.
Une main dans les cheveux, sur le clavier, le visage puis la cuisse, je m’esquisse.
Des centaines de micropensées s’enchaînent, se chevauchent, se mélangent puis s’oublient.
Je transporte par mon corps une vie. Une sensation d’exister, c’est tout ce que je suis.
Pour m’amuser à vous prouver ma réalité, je vais m’infliger une claque sur la joue !
Aïe ! Picotement légèrement douloureux mais également plaisant, amusé d’imaginer que c’est toi lectrice/lecteur qui m’as giflé !
Sauf que rien ne fut prouvé car il n’y a que moi qui aie ressenti le soufflet. Et déjà pour moi-même, c’est du passé ! Présent fuyant sur place, les mots en perdent souvent la trace. Eternelle refocalisation, sempiternelle dispersion.
« Qui suis-je ? » ne sont que trois mots, et un point d’interrogation. Moi, je suis déjà ailleurs, dans la vapeur d’une émotion.
09:58 Publié dans Mon monde | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : écriture, autoportrait


