03.09.2006
Dimanche
La chambre où je dors, écris et surfe est au premier étage. Elle est un parallélépipède rectangle prolongé d’un oriel à base trapézoïdale. Face à ses trois fenêtres je domine la rue qui, devenue piétonne ce dimanche en raison de la brocante annuelle, offre à mon regard, aussi loin qu’il porte à gauche comme à droite, une foule de badauds, d’exposants et de chineurs plus ou moins amateurs.
Je n’apprécie pas particulièrement ce spectacle. Des haut-parleurs, installés à distance régulière le long du kilomètre et demi de la section de la rue qui accueille l’événement, diffuse une musique faite de tubes, plus ou moins récents, vendus en compilation Spéciale Eté, Enfants, Rock, Rap, Français, World, Techno. Le simple vitrage ne permet que d’atténuer un bruit insipide mélange de cris d’enfants, de rumeur de la foule et de cette musique fourre-tout.
J’ai tout de même parcouru les trois kilomètres ce matin alors que la foule était un peu moins dense, à la recherche de quelque livre qui aurait pu m’intéresser. Je suis rentré délesté d’un euro trente et alourdi des titres : « 1984 », « Fuir » et « Mr. Vertigo ».
En cette fin d’après-midi, les premiers exposants remballent ; bientôt, la rue retrouvera son trafic habituel, et mes oreilles la rumeur, finalement plus douce, du passage automobile.
17:15 Publié dans Etats d'âme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ecriture, journal intime, braderie



