23.09.2006

Etat d'âme 2

Souvent, la nuit venue, quand je dépose mon corps sur mon lit, au moment où je saisis la couette pour la rabattre sur moi, une pensée me vient : «  Encore le même geste, encore un jour de plus, aucun changement.  »  C’est un constat froid, dans le silence de ma chambre, qui souvent s’évacue aussi rapidement qu’il m’est venu mais qui parfois amène d’autres pensées. Je laisse alors cheminer mes réflexions, les paupières ouvertes sur l’obscurité. « Le même jour pourrait s’écouler de façon identique jusqu’au dernier, puisqu’un changement ne m’est pas nécessaire. »

Cela ne dure que quelques minutes, car rapidement je m’endors. J’avais maintenu quelques mois durant un rituel de lecture avant de m’endormir mais il m’est passé. Je passe des images télévisuelles aux images mentales cérébrales du rêve paradoxal quasi systématiquement oubliées au réveil.

Passif, je vois le temps me traverser. J’aime me remémorer avec le plus de détails possibles des scènes passées. Je n’ai qu’un corps de vingt-six ans et quelques mois mais je ne désire pas étoffer ma banque de souvenirs. Je suis à quelques centimètres près, un double mètre qui se contente de ce qu’il a.